C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition de Martin. Un être Cher vient de s’en aller. Il était un chercheur extraordinaire, le travail qu’il a accompli pour la biodiversité de Madagascar restera pour toujours gravé dans nos mémoires. Au nom du The Peregrine Fund, j’adresse toutes mes condoléances à sa famille et à la grande famille de WWF. Lily-Arison René de Roland (The Peregrine Fund)

Nous n’oublierons jamais son humour, sa passion pour Madagascar et sa joie de vivre.  L’équipe de Fanamby prend part à votre douleur et présente ses plus sincères condoléances à sa famille mais également à la grande famille de WWF qui a perdu un ami et un collègue.  Tiana Andriamanana (Fanamby)

Les nouvelles que vous avez partagées sur le décès de Martin étaient très, très tristes et bouleversantes. Martin était une force si forte et positive pour la conservation de la nature, il est difficile d’imaginer le domaine sans lui. Ayant rejoint lui, et Olivier et bien d’autres, dans l’unité des aires protégées du WWF à Madagascar dans les années ’80, il y a tellement de souvenirs de voyages, de défis et de succès que je ne sais pas par où commencer. Il suffit de dire que son héritage se perpétue dans la conservation de la nature, et dans le peuple avec lequel il a travaillé et vécu.

Mes sincères condoléances. Sheila O’Connor (ex-WWF)

La nouvelle du décès de Martin à l’orée de cette nouvelle année me plonge dans une grande tristesse. Martin, Sheila et moi sommes tous les trois venus à Madagascar en 1980 pour y étudier les tenrecs, les lémuriens ou encore les oiseaux.   En 1986 après un court séjour au Gabon, Martin et moi sommes revenus à Madagascar en qualité de conseillers techniques du WWF pour la nouvelle unité intitulée Aires Protégées que Sheila O’Connor a rejoint une année plus tard.

Martin a été le maître d’œuvre de la création et la gestion améliorée des aires protégées de Madagascar dans le but d’optimiser la conservation de la biodiversité. Il a été par ailleurs un visionnaire en créant, au sein du WWF-Aires Protégées, l’Ecology  Training Programme qui a promu l’émergence de naturalistes et de scientifiques malgaches qui aujourd’hui occupent des postes clés dans l’administration, le domaine associatif et le secteur privé en charge de la conservation de la biodiversité. Martin a été un mentor patient et attentif pendant les 10 années que nous avons passées ensemble dans le cadre du programme du WWF à Madagascar. Nous sommes nombreux à avoir bénéficié de sa connaissance qu’il a su partager patiemment et avec abnégation pour le bénéfice de la conservation de la nature.

Avec le décès de Martin, Madagascar vient de perdre un ardent défenseur de la biodiversité et nous un ami cher. Olivier Langrand (CEPF, ex-WWF)

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le départ de notre cher Martin. Nous prions pour que son âme repose en paix.

Nous présentons nos plus sincères condoléances à ses amis et proches. Martin a tellement contribué au monde de la conservation à Madagascar. Dernièrement encore, il s’est donné à fond pour élaborer le dossier de soumission des forêts sèches de l’Andrefana. Nous sommes en deuil et pleurons le départ d’un si grand homme.

Bon courage à tous. Julie Rakotoson Ranivo (UNESCO)

Je suis Toujours plein d’émotions et tristesse de ton départ pour cet autre monde auquel tu y crois Martin.  Tu es une encyclopédie en tout cas. Merci pour tout ça.  RIP. Mes condoléances à tous ses très proches. Jocelyn Rakotomalala (ex-ANGAP)

De retour d’un séjour en forêt au Suriname, je suis animé de la même tristesse et des mêmes émotions que tous les collègues ayant répondus précédemment, en apprenant le décès de Martin. Difficile d’oublier sa silhouette, son t-shirt défraichi et son jeans sans forme et les longues séances de travail engagées à ses côtés avec passion et érudition en faveur de la nature à Madagascar.

Aussi que les échanges et les argumentaires perdurent afin que vive sa mémoire et que son héritage se poursuive. Roland Eve (ex-WWF)

Quelle triste nouvelle que le départ de ce cher ami Martin!

Comme nous l’invite Nanie, célébrons sa mémoire, son amour pour notre cher pays, et pas des moindres, son dévouement à la cause de la biodiversité et conservation des espèces. 

Sur le point de quitter Madagascar à nouveau pour rejoindre notre résidence à Libreville, je ne serais malheureusement pas en mesure d’assister  à la messe de requiem prévue et vous suis reconnaissant de bien vouloir m’en excuser auprès de toute l’équipe. Jean-Louis Rabeharisoa

C’est avec stupeur que j’apprends la nouvelle. Quelle tristesse ! Je garde le souvenir d’un homme brillant et affable. Nous relèverons tous les défis que Martin a lancés, comme un héritage et un hommage à sa mémoire. Sahondra Rajoelina (Conservation International)

Jean-Paul nous a appris le décès de Martin dès hier après-midi et nous en sommes vraiment très attristés…

Le mot de Nanie ci-dessous retrace si bien Martin, en particulier sa grande générosité et ses immenses connaissances en matière de biodiversité. Nous avons tous beaucoup appris en travaillant avec lui, il a marqué de son empreinte le développement de la conservation à Madagascar et même au-delà, et va laisser un grand vide.  

Iain et moi gardons aussi un souvenir fantastique de notre voyage avec Martin d’Anakao à Fort Dauphin en 2001 et je me souviens avec nostalgie des discussions passionnées lors de l’élaboration du Plan GRAP ou, plus récemment, dans le cadre de notre étude sur le financement des aires protégées à Madagascar, discussions souvent suivies de très bons moments autour de THBs…. Nous sommes de tout cœur avec vous et l’équipe de WWF dans ce moment difficile.

So sad to hear we have lost one of our Madagascar legends Brigitte & Iain Carr (ex-WWF)

C’est dur, difficile à croire.  Je lui ai parlé à Noël. Françoise Ravaoarimalala (ex-WWF)

Pensées attristées pour Martin Nicoll. Paix à son âme. Sylvain Rafiadana-Ntsoa (ex-WWF)

C’est beaucoup de souvenirs qui me reviennent en tête et ça me rend aussi nostalgique. Mais on va dire que c’est la vie ! Mbolatiana Ramamonjy-Ratrimo (ex-WWF)

Nous, ASITY Madagascar, présentons nos sincères condoléance. Nous connaissons bien Martin et surtout son dévouement envers la conservation de la biodiversité de Madagascar. Que son âme repose en paix. Asity Madagascar

Le départ de Martin pour un monde meilleur laisse un grand vide pour les défenseurs de la nature et la biodiversité de Madagascar mais aussi un devoir pour nous tous qui l’avons connu de poursuivre la lutte afin que tous ses efforts ne soient pas vains.

Mes très sincères condoléances et bon courage à toute l’équipe de WWF. Hanta Rabefarihy (Hay Tao)

Une triste nouvelle pour ce départ de Martin, à pied d’œuvre pour le chantier des forets sèches de l’ouest. Bon voyage cher ami tu resteras une grande icône de la Conservation à Madagascar que j’ai jamais connue.

Je présente mes sincères condoléance à sa famille, ses amis et proches. Lala Ranaivomanana (MEDD)

Oohh, je ne trouve plus  mes mots pour dire à quel point je suis attristée par la perte de notre cher collègue et ami Martin. Il a lutté seul contre sa maladie et est parti dans sa solitude. Qu’il repose en paix!

Il a laissé beaucoup de legacies pour la conservation de la biodiversité de notre pays. Tiana Razafimahatratra (USAID)

J’ai appris le décès de Martin et je tenais à présenter toutes mes condoléances. Je pense à Martin, à ses proches, et à vous tous dans ce moment difficile. Jean-Philippe Palasi (Indri Solutions)

C’est une nouvelle très triste pour commencer 2020. Comme d’autres l’ont mentionné, le travail de Martin est allé bien au-delà de Madagascar, même si Madagascar était devenu certainement son « chez lui ». Pour la Convention du Patrimoine mondial, Martin était un des moteurs derrière la nomination de l’Atsinanana mais a également contribué sur beaucoup d’autres dossiers. Je pense notamment au Sangha Tri-National (Gabon, RCA et Congo), où il a eu un rôle très important de coaching.  Ayant eu la chance de travailler avec Martin le l’admire pour sa connaissance très large de la nature, aussi bien géographiquement que des différents écosystèmes et espèces. En plus, il avait une forte capacité à travers son humour sec de passer les messages.  Le départ très tôt de Martin est certainement une grande perte pour la conservation, au Madagascar mais aussi partout au monde. Martin, tu vas nous manquer beaucoup… Guy Debonnet  (World Heritage Centre, UNESCO)

Tadidy tokoa ireny rehetra nolalovana ireny ary indrisy fa efa lasa any amin’ny fiainana tsy hita Nasolo sy Martin dia tavela irery eto aho. Nanamarika ny fivelarana tsy maintsy nirosoana ho amin’ny fahalehibeazana iny lehilahy iny ho ahy.

Enga anie ka handry ampiadanana ny fanahiny! Herilala Randriamahazo (TSA)

Nalahelo aho nahare ny nahalasanan’i Martin! Tena namana tokoa izy ary betsaka ny asa niarahanay natao. Qu’il repose en paix! Michele Andrianarisata (Conservation International)

Martin a dédié sa vie à la conservation et c’est à nous de lui honorer en continuant le travail dans son esprit et avec son enthousiasme. Monika Tobler (WWF-Suisse)

Merci mille fois pour m’avoir contacté avec la triste nouvelle. J’ai pris un whiskey pour lui et peux toujours entendre sa voix- et ses mauvaises blagues. Martin était un homme unique. Il va nous manquer. C’est tellement difficile à croire. STP passes mes condoléances à toute l’équipe. Je suis loin mais toujours avec vous. Amitiés. Paul Siegel (ex-WWF)

Si vous souhaitez également laisser un mot, une phrase, un paragraphe pour honorer la mémoire de notre cher Martin, nous vous invitons à poster votre hommage signé en commentaires.

19 réponses

  1. Lucienne Wilmé dit :

    Martin avait fini par être indissociable du WWF qui est devenu sa famille et la conservation de la nature, plus particulièrement à Madagascar était devenu sa passion ou son sacerdoce mais il y oeuvrait sans faillir. Il a marqué tous les grands événements de la conservation de la nature à Madagascar de 1986 à décembre 2019; je pense au WWF mais aussi à la vision Durban, aux dossiers du patrimoine mondial et bien d’autres dans lesquels il a été déterminant et toujours discrets. Martin a mis toutes ses compétences au service de ses engagements sans jamais chercher à en retirer crédit. Dans ma tête résonnent ses engagements, ses motivations et des milliers de gros mots dans un langage de charretier que les bouviers de la place pourraient lui envier s’ils devenaient anglophones.
    Avec bien d’autres souvenirs,

  2. Jean-Pierre d'Huart dit :

    Lorsque John Newby- alors Directeur du Programme Afrique – décida en 1993 de faire déménager Martin de Madagascar au service du bureau régional pour l’Afrique de l’Est (EARPO) à Nairobi, je l’ai affecté principalement à deux missions: contribuer à développer le Projet Kiunga (merveilleuse réserve sur la Côte kenyane au nord de Lamu) et à restructurer le programme WWF en Ethiopie.

    Après avoir abondamment maugréé sur les difficultés liées à ces missions et aux épreuves qu’imposaient les visites de terrain, Martin tomba littéralement amoureux de ces régions fascinantes au point qu’il me devint quasi impossible d’obtenir de sa part quelque communication sur ses activités. Il fut assez secoué lorsque mes injonctions autoritaires lui furent finalement communiquées via nos partenaires nationaux et il produisit alors promptement de remarquables rapports assortis de cadres logiques exemplaires et de superbes photos.
    Au cours des quelques 3 années au cours desquelles il fut attaché à l’EARPO, Martin s’est révélé être un collègue à la fois chaleureux et secret, un naturaliste pointu et curieux de tout, et surtout une personne profondément humaine et respectueuse de tous.

    Les nombreuses missions que nous avons faites ensemble, en Afrique et à Madagascar (projet MIRAY/MIARO/plans de gestion ANGAP), me laisseront le souvenir d’un homme intègre, d’un scientifique tourné vers le progrès et d’un ami surdoué pour l’humour et les mots croisés. Je bénis la chance d’avoir croisé une personnalité pareille.

    Repose en Paix, Cher Martin.
    Jean-Pierre (JP1) d’Huart (ex-WWF)

  3. Les questions, critiques et suggestions de Martin Nicoll ont été très utiles pour moi personnellement et l’équipe et les interventions de Madagasikara Voakajy dans l’ensemble. Nous avons eu la chance de l’accueillir dans une des aires protégées où nous intervenons à Ambatondrazaka. Sa bonne humeur a beaucoup été appréciée par les membres des communautés. Ils seront aussi attristés par cette nouvelle.

  4. Herve Lefeuvre ( pour l'equipe WWF GEF) dit :

    Nous avons tellement apprecie son devouement , son professionalisme et sa sympathie. Martin nous manquera !

  5. Marie Jeanne Raherilalao dit :

    Martin, tu es parti pour un monde meilleur mais tes empreintes resteront graver à jamais dans l’histoire de la conservation à Madagascar et dans nos souvenirs. Merci infiniment pour tout ! Que ton âme repose en paix et toutes mes condoléances à tes proches et amis ! Marie Jeanne Raherilalao (Association Vahatra/ Mention Zoologie et Bidoversité Animale, Faculté des Sciences, Université d’Antananarivo).

  6. Luciano Andriamaro dit :

    Ca fait une vingtaine d’années que j’ai connu Martin et je suis attristée par sa disparition. Les bons moments qu’on a eu ensemble lors des travaux sur les sites du patrimoine mondiale de Madagascar restent un grand souvenir. Que son âme repose en paix.

  7. Rasendrasoa Bodo dit :

    Cher Martin,
    Tu es parti comme on devait s’y attendre: dans la discrétion. Mais ce jour-là fut une bien triste journée pour nous tous…

    Je garde de toi l’homme de science, un passionné de la nature, notre Senior Conservation Advisor qui a tant œuvré pour la conservation jour et nuit, même fatigué et au bord de l’épuisement sans jamais lâcher, ni se plaindre.
    Je garde aussi de toi ta générosité et ton humilité.

    Cher Martin, Puisses-tu reposer en paix !
    Bodo Rasendrasoa

  8. Christian CAMARA dit :

    Dévoué et humble. Ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit en pensant à Martin. Il ne manquait jamais de bons conseils lorsque je le sollicitais et je pense qu’il en était de même pour tout ceux qui lui faisaient appel. La dernière fois remonte au mois d’août 2019. Je l’avais invité à faire partie d’un comité d’organisation pour un symposium international. Il avait commencé par décliner, prétextant ne pas en être à la hauteur mais avait fini par gravir péniblement les nombreuses marches de l’escalier menant à mon bureau pour participer à la première réunion du comité. Merci encore pour cela Martin, et pour toutes les fois précédentes où ton soutien a été décisif.

  9. Tiavina Andriamalala dit :

    Dommage que je n’ai pas encore eu assez de temps pour bien le connaître…mais je sais que c’est quelqu’un de très rigoureux et apprécié… et un passionné de la conservation. Je prends part aux douleurs des proches et ceux qui l’ont connus, et présente mes plus sincères condoléances.

  10. Christiana Andriambahiny dit :

    Martin ?
    Personne ne peut affirmer l’avoir connu. Ni vous, ni moi, ni ceux qui se disent ses amis, ni même sa famille. Il avait tellement de facettes : le professionnel, le chercheur, le moqueur, le colérique aussi quelque fois, comme tout le monde, le bon cœur et j’en passe. Il était tellement réservé. Tellement réservé que s’il ne tenait qu’à lui, on ne saurait même pas qu’il nous a quitté. Il n’aimait pas montrer ses faiblesses. De notre pitié, il n’en avait pas besoin. Tout ce qu’il voulait c’était notre amitié pure et simple, à sa façon. C’est pourquoi on n’était pas vraiment nombreux à savoir qu’il était malade.

    Mon Martin à moi était cet homme qui, par-dessus tout, aimait Madagascar, sa terre d’accueil, terre où il s’est investi corps et âmes au point d’affirmer quelques heures avant son départ, sa volonté d’y être enterré, plus grande preuve d’amour qu’il pouvait faire.

    Mon Martin à moi était cet amoureux de la nature, et qui était avant tout un amoureux de l’Humain. Il laissera dans nos souvenirs cette capacité à rassembler les gens de son quartier, tant à Tuléar qu’à Tana pendant les fêtes ; cette générosité tant dans le regard que dans le sourire mais aussi et surtout cette main tendue vers l’autre et surtout vers les plus faibles : collègues, amis, chauffeurs, serveuses, etc. Et j’en faisais partie.

    Mon Martin à moi aimait les choses simples. Fuyait les fioritures et les mondanités. Il savait ce qu’il faisait. Et faisait ce qu’il devait faire. Sa discrétion n’avait d’égal que sa grandeur d’âme.
    Malgré tout ce qu’il a accompli, nul besoin de médailles ou de titres honorifiques. Boire une bonne bière fraîche lui suffisait amplement.

    Martin, tu resteras à jamais dans nos cœurs. Tu resteras graver dans nos mémoires comme cet homme beau, jeune, intelligent et charmant comme un pape protestant.

    Salut Martin !

    • Domoin Rakotomalala dit :

      La première fois que j’ai vu Martin, j’étais encore une étudiante à l’Ecology Training Programme . Je ne me souviens plus de l’année, pour dire que ça fait longtemps. Nombreux d’entre vous sûrement connaissent Martin depuis de longues années. Beaucoup d’entre vous, sûrement ont fait référence du livre dont Martin est l’auteur avec Olivier Langrand, « Madagascar : revue de la conservation et des aires protégées », dans vos mémoires de DEA, de Doctorat ou autres.
      Depuis toujours, aussi loin que je me souviens, Martin est la figure immuable de la conservation, il ne passe pas inaperçu , avec son jean, son tee shirt et sa barbe, même s’il veut à tout prix rester discret, rester derrière la scène. Martin a toujours été là, toujours dévoué à apporter sa part pour préserver la biodiversité.
      Dans sa maison à Toliara, sur son bureau, à côté de son desktop, le livre sur les Aires Protégées sorti en 2019, était encore resté ouvert. Pour dire que jusque dans ces derniers instants, il travaillait encore sur ces chères Aires Protégées et la biodiversité auxquelles il a consacré sa vie et qu’il aimait tant. Oui Martin est un vrai connaisseur de la biodiversité de Madagascar, un vrai passioné. Et cette passion ne le quitte jamais. Même en ville à Toliara, il reste à l’affût de « spoter » un « marsh owl » (Asio capensis), ou encore à discuter : « est-ce que chez toi cette année les bulbuls sont revenus dans ton jardin malgré les ménates ? ».
      Oui Martin était un “être spécial”. Et la présence de nombreuses personnes venus pour honorer sa mémoire témoigne quel « grand homme” il était et le restera pour la conservation.
      Pour les personnes qui le côtoyaient dans son quotidien, ses personnels de maison, ses relations qui ne sont pas forcément du monde de la conservation, Martin était un homme généreux. Il est un peu bourru, on le connait, mais il est beaucoup apprécié. Et il va beaucoup nous manquer. Nous nous souviendrons toujours de lui comme un homme au grand cœur, un homme avec plein d’humours, toujours à nous taquiner, un ami de toujours.
      May the Martin we loved – who inspired us, taught us, made us laugh, exasperated us sometimes, and made the world a better and more interesting place – will stay in our mind and heart.

  11. Mialy Andrianjafimanana dit :

    Tout a été dit. Les mots sont trop minces, les émotions trop pleines pour exprimer ce qu’on ressent, la colère, la tristesse, la nostalgie, tout y passe.

    Martin, c’était un être exceptionnel, peu d’hommes ont la bonté et la générosité dont il était pourvu. Adepte du franc-parler, rarement de mauvaise humeur, il ne nous loupait pas avec ses taquineries et ses moqueries. Toujours soucieux des autres, il s’acquérait de tout, santé, famille, vacances.

    Martin, c’était aussi un grand timide, il rougissait de sa propre blague et si par malheur, on continuait sur cette lancée, il s’enfuyait.

    Quand il venait sur Tana, il ne manquait jamais de nous rendre visite. Avant il nous saluait en disant « salut les filles » mais après avoir constaté une certaine transformation subliminale, il l’avait changé en « salut les grosses bêtes ». Et avec sa barbe de Cro-Magnon, comme il ne la taillait qu’une fois sur Tana, on le charriait un peu, et très sérieusement, il nous répondait, j’en suis sûr qu’il y a des petites bêtes là-dedans.

    Ton blue jeans taille basse, tes baskets fluos, ton polo rose, tes cheveux hirsutes, ton pince-sans-rire ton fameux polaire de couleur indéfinissable, ton look, ton style, tu étais unique en ton genre.

    Tu étais quelqu’un de formidable et c’est tellement dur de devoir parler de toi au passé.

    Repose en paix jeune, beau et charmant Martin

  12. Sonia Razafimahazo dit :

    Martin a toujours été connu pour son dévouement pour la conservation mais pour nous, il n’a pas été qu’un simple collègue. Martin était un ami, très humble et généreux. C’était aussi un bon papa qui ne cessait de nous faire rire avec son sens de l’humour aiguisé. On avait souvent les larmes aux yeux, tant on riait avec les histoires qu’il nous racontait sur ses différentes aventures et mésaventures avec sa jupe kilt écossaise ou son cahier égaré dans Jumbo Score et qu’on avait appelé le « petit Martin » à la caisse pour récupérer son cahier, ou beaucoup d’autres encore.

    Il aimait plaisanter et embarrasser les gens et quand on lui retournait les plaisanteries, il rougissait d’embarrassement et riait en s’éclipsant tout de suite pour cacher cette face timide qu’on ignorait qu’il avait.

    Tous les moments passés avec Martin, surtout dans le cadre du projet Miaro resteront gravés dans nos mémoires ; les blagues racontées au cours des missions, ou encore les biscuits Tuc avec du fromage vache qui rit à étaler dessus qu’il aimait bien prendre durant les voyages en voiture.

    Martin, tu nous manques déjà ! Ça a été un honneur pour moi d’avoir fait partie de ton cercle de collègues et amis !

    Repose en paix !

    Sonia Razafimahazo (ex-WWF)

  13. Aristide ANDRIANARIMISA dit :

    Il était celui qui a contribué à la remontée des jeunes chercheurs Malagasy de l’époque – j’en faisai partie. Ce qui m’a toujours fasciné chez Martin ce qu’il était toujours « humble ». Il ne veut pas être au premier plan du projecteur pourtant il faisait tout pour réussir ce qui a entrepris. Martin, il était plus qu’un grand frère; je me rappelle une fois il m’a dit: « comme t’a choisi l’ornithologie – montre toi que tu peux faire petit à petit ton nid, mon ami et ne sois pas facilement abattu car les oiseaux ne font pas cela  » — c’était vraiment la vie de Martin: engagé et cherché à obtenir les meilleurs sans pour autant se vanter de l’avoir fait. ll était toujours simple, sans trop de mots mais beaucoup de travail avec son humour si spécial.

    Tu vas nous manquer Martin – et comme je t’ai toujours dit tu as réussi à créer des « herd of Malagasy conservation scientists » (c’était notre jargon) malgré que t’as toujours minimisé tes contributions lors de nos études universitaires où tu nous a tellement guidé plus qu’un « mentor ».

    Bye Martin – que tu repose en paix

  14. Martin, Repose en paix

    Be dia be ny napetrany ho antsika mpisehatra amin’ny tontolo iainana. Nahavita izy. Enga anie ka mba tsy ho very anjavony fa ho tohizan-tsika izay traikefa nomen’i Tompokolahy antsika izay. Ho tohizan-ntsika izay nataony.

  15. Rajaonantoanina Hari-Tiana dit :

    Difficile de ne pas écrire quelques lignes sur Martin, difficile de rester insensible à son départ. Plein d’émotions qui nous submergent. MARTIN, une démarche nonchalante, un regard discret mais perçant à la fois. Les collègues au féminin le décrivent comme un beau gosse dans des frocs pas possibles, elles doivent avoir raison. Je pensais sincèrement qu’il passerait bien longtemps après moi, tant sa présence est essentielle, pour le bureau bien sûr mais capitalement pour notre pays. Il m’intimidait un peu et je le voyais comme “le boss”, et même un vrai monument avec son savoir incommensurable, mais qui sans se faire prier se pliait en deux pour se mettre à notre niveau. Les quelques mots qu’il m’avait adressés lors de notre Team Building à Antsirabe m’ont révélé également sa sensibilité. Les témoignages de bien de personnes attestent de ses qualités, rarement réunies en une personne. MERCI Martin pour ta contribution à rehausser Madagascar, MERCI de laisser de si bons souvenirs à tous ceux qui t’ont connu et apprécié. De là où tu es, continue à accorder une pensée pour Madagascar et sois heureux, Veloma Martin.

  16. Rémi RATSIMBAZAFY dit :

    Martin…..la première fois qu’on s’est rencontré date de 1996, je n’avais pas encore fini mes études, etj’avais eu une mission de développer avec lui la faisabilité d’un programme marin à Madagascar. On parcourait les zones marines de l’ouest de Madagascar à bord d’un bateau, jusqu’à l’extrême nord. Durant toute la mission, j’étais abasourdi de ses connaissances des enjeux de la conservation à Madagascar, aussi bien terrestres que marins, et en même temps il m’avait appris la géographie des zones qu’on parcourait, les îles, les ilôts, les chaînes de montagne, les rivières…cette mission restera toujours dans mes souvenirs. Mes études finies, j’étais embauché au WWF, et re-belote avec Martin sur tous les aspects de la conservation, un peu de discussions politiques et de toutes les choses de la vie, et toujours avec les petites histoires qui nous faisaient plier de rires… Martin était unique, il nous respectait beaucoup, il était humble et serviable, mais il avait aussi sa personnalité et son caractère qu’on respectait également. Les gens de l’extérieur ne le connaissent pas comme tel, mais lui, c’était notre Martin….La contribution de Martin était inestimable et on n’arrêtera jamais de le remercie pour cela… Merci Martin pour tes conseils, tes réflexions, tes histoires, ta passion pour la conservation…RIP

  17. Frans Lanting dit :

    I felt heartbroken after hearing of Martin Nicoll’s passing. I respected him as a scientist, I appreciated him as an activist and I cherished him as a friend.

    When I first met him in Madagascar in 1985, he was a barn stormer studying tenrecs in the forests of Andasibe. He kept a number of them for research in his hotel room in the old Hotel de la Gare. Martin opened my eyes and my mind to the wonders of tenrecs. I was on assignment for National Geographic and I ended up booking a room in the same hotel down the hallway from his. One of the photos I made of him holding a tenrec made it into the story Nat Geo published in 1987, which introduced so many people to Madagascar’s amazing nature. There were few visitors in Andasibe back then and Martin and I bonded over dinners in that chilly hotel. He became a trusted friend, who helped me understand the complexities of Madagascar far beyond the world of tenrecs, no matter whether they involved people or animals.

    When I last met him in Antananarivo in 2017, he had become a grey beard, just like me, and he appeared sobered by the many setbacks he had experienced in the conservation causes he had fought for. But it did not take long for his eyes to light up when I asked him what deserved to get documented now in Madagascar. We ended up doing what we had done often before. We pulled out one of those gorgeous regional maps of Madagascar that shows off its intricate geography and we began to circle places and make plans. I’m treasuring that map now more than ever, but the circles will have to get defined with the help of others.

    In the conservation community our thoughts are often focused on the imminent loss of biodiversity we care so much about. It takes the passing of a person of Martin’s stature to make us realize that the facts and figures we know so well become more meaningful when someone can connect the dots like he could. His knowledge was hard won, his commitment was life long and now he has become an ancestor. And it is up to all of us to carry on and make some of those circles part of his legacy.

  18. RAVAOARIMALALA Françoise dit :

    Un Dieu ne meurt pas. Même si il est Petit. Surtout si il est Petit.
    Toodle pip.

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